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Océanis Clipper 473 |
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Écrit par J. Anglès
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Mardi, 30 Novembre 2004 01:00 |
Aussi élégant qu'efficaceLe plus grand des Océanis assure avec brio la relève du 461. Ultra-confortable en deux ou trois cabines, il s'adapte à la location en quatre cabines.
Présentation
En navigationLa vitesse sans effort+ Agrément de la double barre. Equipement standard Clipper très fourni. - Peu nerveux dans le petit temps. Position des winches de génois pas pratique pour les équipiers.
Le talentueux tandem Finot-Conq, aussi habile à concevoir des protos de course que des croiseurs équilibrés, signe cette élégante unité à laquelle le pont en teck optionnel confère une classe indéniable. Rompant avec les roofs un peu rondouillards des anciens Océanis, le 473 affiche un pont presque flush deck jusqu'à l'arrière du mât et un rouf de carré discret et joliment dessiné. Les lignes de coque sont tendues, avec des volumes bien balancés et un maître bau reculé que prolongent des formes arrière porteuses. Pour la simplicité de réglage, le gréement est en tête, à deux étages de barres de flèche poussantes, bas-haubans et bas-étai. La voilure de bonne facture (Technique Voile) comporte une grand-voile à deux de ris larges et prises de ris automatiques (une seule bosse manoeuvrée du cockpit). Toutes les manoeuvres reviennent au cockpit via dix coinceurs Spinlock XT et deux winches Lewmar 40 CSTO, la barre d'écoute de grand-voile étant en avant de la descente pour dégager le cockpit. Les deux gros winches de génois Lewmar 56 CSTO sont à portée du barreur, mais moins pratiques pour les équipiers de cockpit. La double barre à roue est sans reproche, avec de bons sièges et des cale-pieds efficaces à la gîte, que l'on soit au vent ou sous le vent. Seul bémol sur le modèle essayé, une surtension des drosses de transmission durcissait la barre (un réglage à ne pas négliger pour le confort du barreur). Sous grand-voile à un ris et génois déroulé aux deux tiers par force 6 à 7 et bonne houle de suroît, la longue carène taille sa route au près sans effort avec une barre presque neutre et une gîte modérée. Même sans capote de roof, les embruns atteignent rarement le cockpit, à la grande satisfaction des équipiers confortablement assis dans le cockpit. Avec 7,4 noeuds à 45-48° du vent vrai (VMG 5 noeuds), les performances sont flatteuses et la barre pratiquement neutre, mais il faut éviter de planter cette coque de 14 tonnes, assez lente à relancer. Dès que l'on débride, la vitesse grimpe nettement (8,5 au bon plein, 9,5-10 noeuds du travers au largue, confortablement). Dans ces conditions, on se fera plaisir à 10-11 noeuds en renvoyant de la toile (génois entièrement déroulé, au moins), sachant que la barre requiert alors plus d'attention.
Luxe et emménagements à la carte+ Confort du cockpit. Super cabine avant (en deux ou trois cabines). Rapport qualité/prix. - Descente peu esthétique avec marches pas assez larges.
Le cockpit est un modèle de confort, au mouillage comme à la mer. Très spacieux, il accueille facilement huit convives autour d?une table d?acajou qui se démonte en un clin d??il pour être rangée en navigation (housse de protection fournie). Seul reste alors en place le piétement d?Inox servant de main courante ou de cale-pied. Le plan de cockpit à deux barres présente aussi un gros avantage sur l?habituelle barre centrale en dégageant un large passage axial vers la plage de bain. Autre bon point, la facilité de circulation sur les larges passavants que borde un pavois fort sécurisant. Trois versions d'emménagements, de deux (version standard) à quatre cabines, répondent à tous les programmes, l'immense volume central carré-cuisine-table à cartes (3,55 x 3,90 m) étant modulable, avec cuisine en L sur tribord près de la descente, ou cuisine en long sur bâbord. Espace, luminosité et qualité des ébénisteries s'ajoutent à une foule de détails fort bien pensés, à l'image des portes d'équipets à persiennes d'aération ou des paniers de cambuse coulissants. L'aération est tout aussi soignée (dix-neuf ouvertures). On relève tout de même quelques fausses notes dans cet ensemble cossu, tels la triste descente en polyester moulé, l'éclairage insuffisant de la table à cartes ou la mauvaise position des liseuses des cabines.
BilanPour un budget raisonnable dans cette taille, le 473 en donne beaucoup, la version trois cabines offrant le meilleur rapport confort / logeabilité. C'est une réussite, notamment l'ergonomie du cockpit, du pont et des emménagements, bien conçus pour la croisière. Assez lourd par rapport à sa puissance vélique, il sera un peu à la peine dans le petit temps, où le 59 ch Volvo assurera une vitesse de croisière de 8,5 noeuds.
Appréciations : Voilure : **** Manoeuvre : **** Comportement : **** Performances : **** Cockpit : ***** Carré : ***** Cabine propriétaire : ***** Cabines arrières : ****
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Mise à jour le Lundi, 21 Juillet 2008 16:48 |
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